Les nouvelles astractions

Les nouvelles astractions

Au cou
rs des années 1980, la peinture abstraite est remise à l'ordre du jour par l'émergence d'une génération d'artistes. S'agissant moins d'un mouvement pictural que d'une buleuse incertaine, les nouvelles abstractions se définissent avant tout par la pluralité de leur pratiques.
D'
un côté de l'Atlantique comme de l'autre, l'abstraction, chez les peintres, s'entremêle avec le pop art, se tourne vers des traditions non occidentales et la culture populaire, vers les arts coratifs ou le design afin de rompre avec la tendance minimaliste de la décennie pdente.

Photo:
M
ichel Verjux
"
Portes"
1
984
Pr
ojecteurs de diapositive et diapositives vides

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 04 août 2008 17:33

Modifié le mardi 05 août 2008 03:10

Les nouvelles abstractions

Les nouvelles abstractions

Dans les années 1960 et 1970, l'abstraction à perduré au sein du minimalisme. L'exigence de pureté et de neutralité inhérente à sa production et la volonté de réaliser des « specific object » qu'y n'appartiennent plus aux catégories traditionnelle de la peinture ou de la sculpture sont pourtant récusées, à la fin de cette période, par des artistes qui militent pour de nouvelles formes d'abstractions. Le retentissement d'expositions comme « Peinture abstraite », organisée en 1984 par John Armleder, montre l'ampleur de ces évolutions. La mort de l'art, celle de la peinture ont été des préoccupations importantes dans le programme des avants gardes : la question se pose, dans les années 1980, de la fin de la fin, certains artistes ayant l'impression que la partie vient de se terminer avec la disparition prétendue du modernisme. Dés lors, pour beaucoup d'entre eux, le retour à la peinture abstraite constitue en effet un travail de deuil, qui leur permet de questionner les canons de l'art moderne.

Photo:
JOHN ARMLEDER
"FS78", 1986
305 x 229 cm

# Posté le lundi 04 août 2008 17:46

Modifié le mardi 05 août 2008 03:10

Les nouvelles abstractions

Les nouvelles abstractions

Les nouvelles abstraction désignent une gamme de styles souvent très diversifiés, mais leur point commun est d'avoir aboli la distinction entre l'abstraction et la figuration. Ayant tiré la leçon du pop art, selon laquelle, tout est représentation, l'abstraction elle-même, pour ces artistes, n'est plus qu'un signe-marchandise, une représentation d'abstraction, une image, au même titre que le visage de Marilyn Monroe ou qu'un emballage de soupe Campbell. Ces préoccupations, par ailleurs comparable à celle des Simulationniste et du mouvement Neo-Geo, conduisirent ces peintres abstraits à concevoir l'abstraction comme une structure linguistique, une grammaire dont les formes flottent à la surface des tableaux. Christopher Wool inaugure en 1987 une série significative en appliquant à l'aide de gros tampons des lettres majuscules noires sur des fonds blancs. Un déséquilibre s'instaure entre le geste pictural réduit à son degré zéro et les coulures ou les accidents minuscules du tamponnage. Des expressions idiomatiques ou des slogans empruntés à la musique funk et punk transparaissent dans ces grandes compositions abstraites dont l'impact visuelse mesure à l'aune de leur ambivalence sémantique.

Photo:
Christopher Wool
"Untitled"
1990
Enamel sur alluminium
274,3 x 182,9 cm

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 05 août 2008 03:09

Les nouvelles abstractions

Les nouvelles abstractions

La réfutation de l'idéal moderniste prôné par Clement Greenberg, celui de la pureté ontologique et de l'autonomie de l'œuvre d'art, s'opère chez Steven Parrino en confrontant, comme chez Christopher Wool (vue plus haut), l'abstraction avec des référence issues de la « low culture ». Adepte de la destruction, auteur de maltraitance envers ses propres monochromes depuis les années 1980, Steven Parrino se plaisait aussi à laisser apparaître, derrière les formes abstraites qu'il peignait, les motifs les plus triviaux issus des Comics américains, de l'univers « biker » ou « rock'n'roll ».

Photo:
Steven Parrino

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 08 août 2008 22:38

Les nouvelles abstractions

Les nouvelles abstractions
En revanche pour Peter Halley l'abstraction cache quelque chose, il ne s'agit pas de la culture populaire. Ses tableaux abstraits, qu'il commence, dit-on, après avoir vu une toile d'Olivier Mosset, adoptant un langage géométrique et coloré qui évoque des réseaux carcéraux ou informatiques composés de cellules et de conduits. Ce compagnon de route, avec Ross Bleckner et Philip Taaffe, du mouvement Neo-Geo, inspiré par les théories de Michel Foucault et de Jean Baudrillard, considère qu'il faut découvrir les signifiés cachés que revêt le signe géométrique. L'abstraction n'est pas neutre, affirme t'il, puisque le système capitaliste dans son ensemble tend vers elle, qu'il s'agisse, pour la société industriel, de « la géométrie hard de l'Hospital de la prison et de l'usine » ou, pour la société postindustrielle, de « la géométrie soft des réseaux autoroutiers, des ordinateurs et des jeux électroniques » (Peter Halley).



Photo:
Peter Halley
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 08 août 2008 22:44