Art Conceptuel

Art Conceptuel
Ainsi limite-t-on considérablement le champ recouvert par le terme. Il ne désigne qu'une investigation du concept « art » en dehors de toute considération anecdotique ou expressive.

L'objet (l'objet d'art) disparaît au profit de son analyse (qu'est-ce que l'art ?).

Pou
r cela, Terry Atkinson, du groupe Art-Language, fait appel à la notion husserlienne d'épochè comme mole. Il situe, pour des raisons dethode, son propos en deçà de la présupposition d'une matérialité de l'art. L'objet concret étant consiré comme un a priori, il ne retient que l'approche conceptuelle de cet objet. Les membres du groupe Art-Language, qui ont fondé en 1969 une revue du même nom, précisent que l'association des mots art et language ne renvoie pas à une pratique du langage en tant qu'art mais signale simplement l'application du langage à l'analyse de l'art.


Photo:
Marcel Broodthaers,
La Salle blanche, 1975
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 05:03

Land Art

Land Art
Le land art est né aux États-Unis en 1967-1968, sous l'impulsion d'un groupe d'artistes qui entendaient dissocier pratiques artistiques et production d'objets. Désireux avant tout de sortir des structures du monde de l'art et de son idéologie (atelier de l'artiste-galerie-appartement du collectionneur), ils choisissaient la nature - mer, montagne, désert, campagne ou milieu urbain - comme champ d'expérimentation. S'affirmant également comme programme de vie et d'intervention sociale, le land art est apparu, à la fois aux États-Unis et en Europe, en même temps que les diverses révoltes étudiantes, le triomphe de la pop music et les premières communautés hippies.


Photo:
G
oldsworthy

# Posté le mercredi 28 mai 2008 05:17

Land Art

Land Art
Crise de l'expression, refus du style, rupture avec les données traditionnelles de la création, ce « retour à la terre » (on rencontre aussi le nom de earth works) pouvait également se percevoir comme une révolte contre l'esprit par trop formaliste du pop art, alors tout-puissant sur le marché de l'art.

C
ourant essentiellement « environnemental », il couvre un ensemble de manifestations et de travaux réalisés dans la nature ou dans la ville (traces, ajouts, modifications, retraits, ou plus simplement comportements et manières d'être)la nature cessant d'être le modèle devient l'outil, en principe sans intervention d'éléments extérieurs. Invisibles parce que situés le plus souvent dans des lieux inaccessibles, ces travaux ne sont communiqués au public qul'aide de documents, cartes, plans, textes, films ou photos, d'une très grande austérité (le document doit parler de lui-même), la plupart du temps simple information sur le travail réalisé par l'artiste pour son compte personnel.



Photo:
T
ime Line U.S.A.-Canada, D. Oppenheim
Dennis
Oppenheim, Time Line U.S.A.-Canada, 1968, tirages argentiques, carte et textes dactylographiés collés sur carton, 153 cm x 102 cm. F.R.A.C.-Collection Aquitaine, Bordeaux
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 05:21

Land Art

Land Art
Travaux éphémères, détruits sitôt créés ou livrés à l'usure du temps, les ½uvres liées au land art ne peuvent se comprendre qu'effacées, insaisissables et réfractaires à toute possession. Le paysage est ainsi le support d'une action mentale, mais le land art se différencie de l'art conceptuel dans la mesure où il s'agit toujours à un moment donné d'une ½uvre achevée, et dans le fait pour l'artiste de se trouver confronté, en matière de composition par exemple, à des problèmes formels qui sont ceux des artistes traditionnels. Gilles A. Tiberghien a publié en 1993 Land Art, une des premières synthèses sur ce courant de l'art contemporain.


Photo:
And
y Goldsworthy, "Sphère"

# Posté le mercredi 28 mai 2008 05:24

Land Art

Land Art
Si le land art peut être consi comme l'une des solutions les plus originales apportées ausir général de rupture par rapport aux conceptions anciennes de la création formelle, il n'a pas pour autant résolu l'un de ses problèmes majeurs. En effet, les photos réalisées lors de l'élaboration des travaux restent encadrées dans les galeries qui les présentent, prisonnières d'un circuit commercial.
Cependant, il faut noter une expérience tentée en 1969 à Berlin par Gerry Schum, réalisateur de télévision qui, grâce à la vidéo, a assuré l'évolution du mouvement dans la mesure où le travail des landartistes pouvait être perçu « comme la communication de l'art au lieu de la possession d'objet d'art ».


Photo:
G
erry Schum
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 05:27