Analyse d'oeuvre
André Derain, "Le phare de Collioure", 1905.
Peinture à l'huile sur toile, 33/41cm, Musée d'art moderne de Paris
Beaucoup de luminosité grâce aux jeux de couleurs, contraste important.
Les zones de réserves sont nombreuses où l'on peut apercevoir la toile.
Contraste entre la dominante rouge-orangé et le bleu sombre de la mer et du balcon. Accentue l'éclat des couleurs.
Petite remarque: Les couleurs froides reculent tandis que les chaudes avancent.
Relief, du au contraste important
L'artiste nous situe le point de vue, sur le balcon, en légere plongée, comme chez une grande partie de Fauve.
Deux espaces différents, un dans l'ombre (fermé, intérieur) et l'autre lumineux (ouvert, extérieur).
Excessivement lumineux, exalte la lumière et le rayonnement, sensation d'éblouissement.
L'artiste crée un "cadre" dans le cadre grâce aux couleurs et leur contraste, un cadre bien visible à gauche et à droite. Jeux d'encadrement, nous forcent à regarder le batiment qui est éblouissent.
Il y a une mise en scène du regard, l'artiste nous montre clairement sa présence dans l'oeuvre, par le point de vue qu'il avait et dévoilant sa position. C'est une oeuvre de petite taille et a probablement été peinte dans l'instant.
Derain s'inspire des techniques divisionniste du néo-impressionnisme:
Touches de peinture séparées les unes des autres
Mais elles sont bien plus grandes que dans le néo-impressionnisme.
Le regard est focalisé sur le bâtiment grâce au cadrage serré sur celui-ci, l'oeuvre semble ce refermer sur elle même.
Le cadrage est là pour mettre en scène le paysage, le regard du publique, et démontre sa présence dans l'oeuvre. De plus le contraste est important.
Nous avons vu précédamment que le paysage était trés important pour les Fauves. Aussi, le point de vue surélevé, en plongé, comme si on entrait dans l'oeuvre.
Les touches de couleurs imitent les briques sur le bâtiment.
On ne voit pas les points de fuites, la vue est trés frontale et le regard est arrêté par la masse du bâtiment.
Jeux avec les obliques créant une perspective (voir balcon et le paysage de fond).
Trois plans distinct, le balcon, le bâtiment et le plan en fond avec le bateau.
L'image tend vers planéité.
Il n'y a pas d'ombre, tout est fait de couleurs et c'est la vision de l'ombre du Fauvisme.
Les volumes eux aussi réalisés de couleurs.
Abandon du clair obscure
Les couleurs sont en rapport avec la réalité mais simplement intensifié.
Chez les Fauves, l'artiste montre sa présence, sa position, son point de vue qui est en plongé.
Il y a une transposition, une expression de l'artiste. Le paysage est transformé par la perception de l'artiste.